JAMES COLOMINA OU LE BANKSY TOULOUSAIN

L’artiste Toulousain, James Colomina, surnommé le « Banksy Toulousain » a fait parler de lui à nouveau.

© Photos : James Colomina

L’ART VU PAR JAMES COLOMINA

Si vous vous baladez dans les rues de la ville rose et plus particulièrement dans le quartier Matabiau. Plus précisément encore, pas loin de la place de Belfort, alors pensez à lever la tête ! Vous y verrez, en effet, une sculpture d’un homme avec les mains enfouies dans les poches de son sweat. Mais également équipé d’un casque de réalité virtuelle sur les yeux. L’artiste a appelé sa nouvelle sculpture « le passager ». « Il s’agit d’un homme enfermé dans une réalité virtuelle qui peut nous faire penser à l’isolement dans lequel nous nous retrouvons face à nos écrans », explique l’artiste.

Une nouvelle sculpture en résine rouge de l’artiste James Colomina vient de faire son apparition sur un toit de Toulouse (©Un internaute d’Actu Toulouse)

Enlever nos casques qui déforment notre réalité, voilà le message envoyé par James Colomina. Son credo : proposer une réflexion sur des habitudes, un mode de vie, des injustices, … Avec cette sculpture, il nous invite à sortir, à prendre de la hauteur sur le quotidien. Mais également à poser le regard sur des endroits où l’on ne s’attarde jamais. Bien qu’il ne soit pas à sa première mise en lumière, l’effet de choc, lui, est identique à tous les coups. Chaque apparition fait parler d’elle, et est propice à une réflexion sur notre société actuelle.

LORSQUE EMMANUEL MACRON DEVIENT TOUT ROUGE

C’est le 21 décembre qu’a été installée la dernière œuvre de James Colomina. Celle-là a fait beaucoup de bruit ! En effet, le long du canal Saint Martin (dans le 10 ème arrondissement de Paris), les passants ont pu apercevoir une sculpture d’Emmanuel Macron. On y voit l’effigie de notre président assis devant une tente au milieu d’autres tentes, dans lesquelles vivent des sans-abris.

©Olivier Bac

L’artiste se défend de transmettre un message politique mais un message sociétal. Apporter de la lumière, comme il sait si bien le faire, à des endroits où on ne prend plus la peine de poser le regard. En ces périodes de fêtes, il nous rappelle également qu’il y a des situations qui sont devenues bien trop « banales ». « J’ai juste pris notre président qui est tout en haut de la pyramide pour le mettre tout en bas… » explique James Colomina. Pari gagné comme à son habitude. L’œuvre a été retiré le soir même. En effet, le but de l’artiste était de faire une apparition éphémère.

©Olivier Bac

LE STREET ART

Si on qualifie l’art de James Colomina de Street Art, c’est bien parce que cet art urbain a pour principe d’être réalisé, ou, comme ici, d’être exposé dans des lieux publics. On l’associe à des techniques différentes telles que le graffiti traditionnel mais également le graffiti au pochoir, la sculpture, le sticker art, …

© allier-auvergne-tourisme/Sylvie et Gilles Iniesta

Ce mouvement fait souvent référence à de l’art non autorisé. Il s’agit également d’une forme artistique qui est de plus en plus demandée. Avec la rue comme la plus grande des toiles, ces artistes, plus particulièrement, ont généralement pour but de choquer, de faire réagir les passants. Là où la visibilité est à son paroxysme, le désir de subversivité est donc décuplé.

© allier-auvergne-tourisme/Sylvie et Gilles Iniesta
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